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	<title>Réflexions</title>
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	<description>Réflexions sur la cuisine</description>
	<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 01:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>La cuisine : Marqueur de l'histoire de notre pays</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 01:00:00 GMT</pubDate>
		<dc:creator>capt07</dc:creator>
		<category>Uncategorised</category>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Si&nbsp;l&rsquo;homo &eacute;rectus s&rsquo;est &nbsp;relev&eacute;, c&rsquo;&eacute;tait pour trouver sa pitance,&nbsp; mieux veiller au danger qui pouvait surgir &agrave; tout moment ou ]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[
		<p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Si&nbsp;l&rsquo;homo &eacute;rectus s&rsquo;est &nbsp;relev&eacute;, c&rsquo;&eacute;tait pour trouver sa pitance,&nbsp; mieux veiller au danger qui pouvait surgir &agrave; tout moment ou pour apercevoir une proie. Si l&rsquo;homme marche, aujourd&rsquo;hui, &nbsp;sur ses pattes de derri&egrave;re c&rsquo;est parce qu&rsquo;un jour il a eu faim et peur.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Sa nourriture &eacute;tait compos&eacute;e de petits animaux crus, des racines, de plantes et de fruits.&nbsp; En se levant il a d&eacute;couvert un monde nouveau, plus vaste que son horizon de quadrup&egrave;des. Sa connaissance s&rsquo;en trouva enrichie et&nbsp;son intelligence se d&eacute;veloppa. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Un jour, il trouva le feu.&nbsp; Il apprit &agrave; y cuire ses aliments. Plus tard&nbsp; il se servira de ce feu pour fabriquer des armes lui permettant d&rsquo;agrandir son territoire de chasse et d&rsquo;attaquer des animaux plus gros. Il apprit &eacute;galement &agrave; cultiver la terre. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">D&eacute;s lors&nbsp;se posera pour lui, le probl&egrave;me de la conservation&nbsp;de la nourriture, avec comme but d&rsquo;aller d&#39;une r&eacute;colte a l&#39;autre sans souffrir de la faim.<u> </u></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Le boucanage, la cendre de bois, le fumage, le s&eacute;chage, le salage seront, avec la cuisson dans la graisse (confit), jusqu&rsquo;&agrave; la fin du 19&egrave;me si&egrave;cle,&nbsp; les seules fa&ccedil;ons de conserver la nourriture. On paiera l&rsquo;imp&ocirc;t sur le sel, &laquo;&nbsp;la gabelle&nbsp;&raquo;, jusqu&rsquo;en 1789. L&rsquo;appertisation (mise en conserve et pasteurisation) date de la fin du 19eme si&egrave;cle, la cong&eacute;lation et la lyophilisation, sont venues apr&egrave;s la guerre de 1939-45.<u> </u></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Les grecs puis les romains, mangeaient des mets appr&ecirc;t&eacute;s. Ils connaissaient les glaces et sorbets. Ils vouaient &agrave; la nourriture un culte hautement symbolique puisqu&rsquo;ils sacrifiaient aux dieux les meilleurs morceaux des animaux (tripes, foie, c&oelig;ur) selon leur crit&egrave;re de go&ucirc;t. <strong></strong></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">L&rsquo;expansion de l&rsquo;empire procurait &agrave; Rome nombre de vins et ingr&eacute;dients divers. L&rsquo;imp&ocirc;t pay&eacute; par les provinces romaines &agrave; Rome &eacute;tait le plus souvent sous forme de denr&eacute;es alimentaires. C&rsquo;&eacute;tait le temps des orgies romaines qui particip&egrave;rent&nbsp;au d&eacute;clin&nbsp;de l&#39;empire,&nbsp;tant les politiques de l&rsquo;&eacute;poque pla&ccedil;aient la nourriture&nbsp;au-dessus de toute autre pr&eacute;occupation, le confort et l&#39;opulence se traduisait plus, au quotidien, par l&#39;abondance des mets sur la table&nbsp;que par les possessions mat&eacute;rielles.<u> </u></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Si la discipline militaire et la strat&eacute;gie firent la gloire des arm&eacute;es romaines, c&#39;est un tout petit ustensile qui pr&eacute;sidera &agrave; leurs d&eacute;faites;&nbsp;l&#39;utilisation de l&#39;&eacute;trier permettant de tirer avec un arc tout en se d&eacute;pla&ccedil;ant sur un&nbsp;cheval par les hordes germaniques&nbsp;auront raisons des soldats romains &agrave; pied et statiques dans leurs tortues. L&rsquo;arriv&eacute;e de ces barbares entra&icirc;nera&nbsp;la chute de l&rsquo;empire, le christianisme s&rsquo;imposera avec l&#39;aide des romains convertis.&nbsp;</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="color: #990033"><strong><u>Moyen age</u></strong> </span></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Le Christianisme imposera l&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; et la continence, vouant les plaisirs terrestres &agrave; Satan, d&eacute;non&ccedil;ant les orgies des pa&iuml;ens comme incitation du diable. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Les Chr&eacute;tiens impos&egrave;rent une fa&ccedil;on de se nourrir bas&eacute; sur une all&eacute;gorique po&eacute;tique m&ecirc;lant la volont&eacute; divine &agrave; la di&eacute;t&eacute;tique.&nbsp;Les pr&eacute;ceptes religieux, du bien et du mal, le ciel et l&#39;enfer, le noble et le roturier, le noir et le blanc, ces oppositions dites diachroniques constituaient la toile de fond d&#39;o&ugrave; l&#39;on d&eacute;terminait les propri&eacute;t&eacute;s des aliments. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Ces pratiques subsistent encore dans&nbsp;certaines religions elles s&rsquo;appuient sur une observation simpliste de la sant&eacute; des humains. Puisque, manger telle viande rend malade c&rsquo;est que Dieu l&rsquo;a voulu. Il est &eacute;vident que manger de la viande de porc qui &agrave; toutes les chances d&rsquo;&ecirc;tre infect&eacute;e par le t&eacute;nia, les larves du ver solitaire du fait du climat, rend malade.&nbsp;En afrique, le ver solitaire est souvent mortel pour une population mal nourrie. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Dans une civilisation ou les l&eacute;gumes &eacute;taient tr&egrave;s peu cuisin&eacute;s parce qsue pousant dans la terre et donc trop pr&ecirc;t ddu diable, imposer des jours sans viande &eacute;tait du simple bon sens. la parole divine&nbsp;n&#39;&eacute;tant que pr&eacute;texte invent&eacute; par l&#39;&eacute;glise&nbsp;pour convaincre les incr&eacute;dules.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">C&rsquo;est pr&ecirc;t de 150 jours de je&ucirc;ne qui &eacute;taient impos&eacute;s par l&rsquo;&eacute;glise, soit un jour sur deux. Cette pratique&nbsp;&nbsp;subsistait &agrave; la fin du 20&egrave;m&egrave; sci&egrave;cle avec le poisson impos&eacute; le vendredi, le car&ecirc;me de 40 jours de d&eacute;but d&#39;ann&eacute;e, (la ramadan chr&eacute;tien). Le je&ucirc;ne &eacute;tant la seule m&eacute;decine connue &agrave; une alimentation d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Jusqu&rsquo;au 15eme si&egrave;cle, les hommes&nbsp;port&egrave;rent une attention particuli&egrave;re &agrave; ce qu&#39;ils avalaient, car malheur &agrave; celui qui ne respectait pas les principes religieux, l&#39;inquisition n&#39;&eacute;tait jamais loin et ne pas faire je&ucirc;ne pouvait conduire au bucher. Les meilleurs aliments provenaient du ciel. On raffolait des fruits et des oiseaux sauvages.&nbsp;Plus pr&eacute;s de Dieu, provenait la nourriture, meilleure elle &eacute;tait.</span></p><p><span style="font-size: small">Les seigneurs appr&eacute;ciaient aussi les viandes provenant d&#39;animaux sauvages, consid&eacute;r&eacute; plus nobles parce que libres et dont ils avaient l&#39;exclusivit&eacute; du droit de chasse. C&rsquo;est &agrave; cette &eacute;poque que la goutte fut class&eacute;e &laquo;&nbsp;maladie des riches&nbsp;&raquo;, l&rsquo;abus de viandes faisand&eacute;es entra&icirc;nant l&rsquo;augmentation de l&rsquo;ur&eacute;e. </span></p><p><span style="font-size: small">On m&eacute;prisait les animaux et les v&eacute;g&eacute;taux vivant au ras de la terre, associ&eacute;e au d&eacute;mon et &agrave; la f&eacute;minit&eacute;. Pas question donc de manger des l&eacute;gumes ou boire de l&#39;eau, &agrave; moins de vouloir se purger. <em><span style="color: #996633">Qui mange por&eacute;e ou bonne verdure, chasse de son corps male aventure. F&egrave;ves mang&eacute;es faict gros songer.</span></em></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Un noble ne buvait que du vin ou de la bi&egrave;re. <span style="color: #cc3333"><em>Au matin boit le vin blanc, le rouge au soir pour faire sang</em>.&nbsp;&quot;<em>Un ptit coup de rouge dans une vieille panse c&#39;est comme une nouvelle poutre dans une vieille grange</em>&quot;</span> Contrairement &agrave; ce que l&#39;on pourrait croire, les hommes ne s&#39;interdisaient pas l&#39;eau parce qu&#39;imbuvable. Elle &eacute;tait potable &agrave; peu pr&egrave;s partout en Europe. La pollution est un ph&eacute;nom&egrave;ne du XX &egrave;me&nbsp; sci&egrave;cle &agrave; 90%. Ils l&#39;&eacute;vitaient parce qu&#39;associ&eacute;e &agrave; la terre et au principe f&eacute;minin.&nbsp; </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="color: #cc3366"><em>&Agrave; chaircuitier bonne saucisse</em>.</span> La viande, ou chair, une fois cuite et s&eacute;ch&eacute;e se conservait en saucisson. Celui qui cuisait la chair et en faisait commerce s&#39;appelait le <em>chaircuitier </em>devenu plus tard le charcutier..</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Au moyen-&Acirc;ge, on affectionne passionn&eacute;ment la saveur du melon. Malheureusement, ce fruit qui pousse pr&egrave;s du sol d&eacute;tient une essence froide et humide. On doit donc corriger ce d&eacute;faut avec un aliment chaud, tel que le vin ou la viande. Ces traditions culinaires ont subsist&eacute;. Un melon au jambon d&rsquo;aoste ou au porto en sont de beaux exemples.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">On croit injustement qu&#39;au Moyen-&acirc;ge, les gens utilisaient le poivre, et les epices pour masquer le go&ucirc;t des viandes mal conserv&eacute;es.&nbsp;On appr&eacute;ciait plut&ocirc;t ces &eacute;pices,&nbsp;pour leurs vertus &quot;m&eacute;dicinales&quot;.&nbsp;Ils co&ucirc;taient souvent plus cher que la viande elle-m&ecirc;me. Le poivre et la moutarde, pour son utilisateur, stimulaient la virilit&eacute; et ennoblissaient le corps. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Associ&eacute;s &agrave; l&rsquo;id&eacute;e des croisades et des &nbsp;terres d&#39;orient d&#39;o&ugrave; ils proviennent pour la plupart, les &eacute;pices s&#39;en trouvaient aur&eacute;ol&eacute;s de cet gloire d&#39;avoir pouss&eacute; dans les terres du christ. Ils&nbsp;pouvaient laisser sous-entendre que l&rsquo;h&ocirc;te avait&nbsp;&eacute;t&eacute; &quot;crois&eacute;&quot; ou&nbsp;connaissait quelqu&#39;un qui avait &eacute;t&eacute; en croisade&nbsp; lib&eacute;rer le tombeau du christ.&nbsp;&nbsp;</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">&quot;<span style="color: #cc0033"><em>Le poyvre est noir et chascun en veult avoir. De chair sall&eacute;e sans moutarde, de vache sans lait, de g&eacute;line qui poids ne prend, de petit d&icirc;ner qui trop tarde, Lib&egrave;re nos Domine.</em>&quot;</span></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Les fruits sont des aliments pleins d&#39;eau, donc froids et humides. C&#39;est pourquoi on les mangeait au d&eacute;but du repas.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">La hi&eacute;rarchie des aliments devait &ecirc;tre respect&eacute;e dans la chronologie d&#39;un repas si vous ne vouliez pas tomber malade. Les &eacute;l&eacute;ments plus &quot;f&eacute;minins&quot; devaient &ecirc;tre pris t&ocirc;t dans le repas. T&eacute;m&eacute;raire celui qui avale un aliment f&eacute;minin apr&egrave;s un aliment masculin. Certains proverbes illustrant ces principes sont&nbsp;parvenus jusqu&#39;&agrave; nous. <em><span style="color: #990066">Lait sur vin est venin. Vin sur lait est souhait.</span></em></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">&Agrave; table, l&#39;assiette n&#39;existe pas au Moyen-&acirc;ge. On distribuait un couvert (le couteau et tr&egrave;s rarement la cuill&egrave;re) et un verre pour deux personnes. Les bonnes mani&egrave;res commandaient donc de s&#39;essuyer la bouche sur sa manche avant de boire au verre commun. L&#39;assiette se composait d&#39;une planche de bois, nomm&eacute;e &quot;tranchoir&quot;. On y d&eacute;posait une grande tranche de pain rond, le pain de tranchoir, sur lequel on pla&ccedil;ait la viande et la sauce. Puisqu&#39;on partageait le pain, les convives &eacute;taient co-pain ou compagnon.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Le noble ne travaillait pas beaucoup physiquement. Ils mangeaient donc de fa&ccedil;on l&eacute;g&egrave;re, en mangeant de pr&eacute;f&eacute;rence des oiseaux. On appr&eacute;ciait surtout le paon, le canard et le cygne, volant plus haut dans le ciel, donc plus nobles. Le qualificatif &quot;oisif&quot; provient de ce mode d&#39;alimentation pour personne peu active. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="color: #990033"><strong><u>Renaissance&nbsp;apog&eacute;e de l&#39;aristocratie,&nbsp;la bourgoisie s&#39;&eacute;mancipe </u></strong><strong>&nbsp;</strong></span></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Avec la Renaissance le go&ucirc;t &eacute;volue, la mode est au retour &agrave; l&#39;empire romain, d&rsquo;o&ugrave; le nom de renaissance. Le droit canon fait place au droit romain, l&#39;architecture, la musique, la litt&eacute;rature font r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&#39;antiquit&eacute;, la cuisine suit comme toujours, elle s&rsquo;oriente vers plus de mugnificience, de grandiloquence, tendant &agrave; rappeler les orgies romaines. Rabelais en est un des t&eacute;moins. M&ecirc;me si cela concerne surtout les d&icirc;ners festifs, dans les chaumi&egrave;res les bases de ce que nous appelons aujourd&rsquo;hui la cuisine de terroir sont depuis longtemps jet&eacute;es.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Henri IV, b&eacute;arnais, gros mangeur, comme tous les bourbons apr&egrave;s lui, avait &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; au garbure, tourin, confit, la prodigalit&eacute; est de mise &agrave; table, les plats se succ&egrave;dent sur la table des grands&nbsp;par dizaines. Il n&rsquo;y a souvent qu&rsquo;un repas par jour, avec des go&ucirc;ters l&eacute;gers soupes au r&eacute;veil. Procope, introduisit les glaces et sorbets &agrave; la cour de Louis XIV en 1660.&nbsp;</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Les successeurs d&rsquo;Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Louis XVIII, seront comme lui de bons vivants &agrave; table. Louis XIII &acirc;g&eacute; de 10 ans aimait &agrave; fabriquer des<br />oeufs-melette &agrave; ses s&oelig;urs.</span></p><p><span style="font-size: small">Fouquet, avant qu&rsquo;il ne soit arr&ecirc;ter avait comme Ma&icirc;tre des h&ocirc;tels: Vatel qui sera engager par M de Soissons, a l&rsquo;arrestation de Fouquet par d&rsquo;Artagnan pour malversations.<br />VATEL inventa la Chantilly, mais surtout il fit r&eacute;-entrer dans la cuisine les sauces li&eacute;es&nbsp;et les fonds&nbsp; de cuisine. Le Marquis de B&eacute;chamel&nbsp; restaura&nbsp;la liaison &agrave; base de farine connue des romains et abandonn&eacute;e au moyen age, car la farine y est r&eacute;serv&eacute;e &agrave; la fabrication du pain. </span></p><p><span style="font-size: small">A cause de ces sauces, on commen&ccedil;a &agrave; utiliser des fourchettes &agrave; deux dents pour manger, elles furent impos&eacute;es &agrave; la cour par Henri III. Les cuisiniers &eacute;taient avec les verriers, les seuls non nobles &agrave; porter l&rsquo;&eacute;p&eacute;e.&nbsp; Avec son arme Vatel se suicidera parce que la mar&eacute;e n&rsquo;&eacute;tant pas l&agrave;, il ne put honorer le d&icirc;ner du roi. Cet homme qui mis son art au-dessus de son int&eacute;grit&eacute; physique, inspire toujours les vrais cuisiniers.<u> </u></span></p><p><u><span style="color: #990000; font-size: small"><strong>La r&eacute;volution&nbsp;: la haute bourgeoisie prend le pouvoir</strong></span></u></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">A la r&eacute;volution, la bourgeoisie prenant le pouvoir,&nbsp;s&#39;appropria les fastes de l&rsquo;aristocratie en restant toutefois plus regardante &agrave; la d&eacute;pense. Elle diminua le nombre de plats servis dans un repas. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Louis XVI, prisonnier &agrave; la conciergerie, fut condamner par le comit&eacute; de salut public &agrave; restreindre son train de vie. Il n&rsquo;avait plus droit qu&rsquo;&agrave; 20 potages, 40 entr&eacute;es ou&nbsp; hors d&rsquo;&oelig;uvres par repas.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">On appelait &laquo;&nbsp;entr&eacute;e&nbsp;&raquo; pratiquement tous les plats non parce qu&rsquo;ils amor&ccedil;aient un repas comme a pr&eacute;sent, mais parce qu&rsquo;il faisait leur entr&eacute;e en salle &agrave; la mani&egrave;re d&rsquo;un acteur sur sc&egrave;ne. Ils &eacute;taient annonc&eacute;s par un chambellan appel&eacute; &laquo;&nbsp;aboyeur&nbsp;&raquo;,&nbsp; ainsi il y avait des entr&eacute;es de boucherie, de poisson, d&rsquo;abats, tous ce qui n&rsquo;&eacute;tait pas potage, hors d&rsquo;&oelig;uvre, &oelig;uf. Hors d&rsquo;&oelig;uvres qui suppose qu&rsquo;ils &eacute;taient fabriqu&eacute;s en dehors des &OElig;uvres qui se voulaient Chefs d&rsquo;&oelig;uvres ou &oelig;uvres de chef.&nbsp;Ces hors d&#39;oeuvres repr&eacute;sentaient ce que l&#39;on appelle aujourd&#39;hui des amuses bouches, ils &eacute;taient pr&eacute;par&eacute;s par les commis. Le chef&nbsp;assurant la pr&eacute;paration des&nbsp;nombreux plats principaux.&nbsp;Les plats de viande servis dans les banquets et port&eacute;s par plusieurs valets ressemblaient plus &agrave; des monuments qu&rsquo;a de la nourriture. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Le dessert, lui, doit son nom au fait qu&#39;il &eacute;tait le dernier plat avant de desservir la table. On servait un entremet entre chaque plat de viande (d&rsquo;ou le nom d&rsquo;entre mets). Au d&eacute;but du XX&egrave;me si&egrave;cle, jusque dans les ann&eacute;es 60 70, il &eacute;tait encore courant de voir dans les banquets plusieurs plats de poisson et de viande se succ&eacute;der avec un entremets entre chaque plat, le fameux trou normand qui &eacute;tait &agrave; l&rsquo;origine un verre de calvados cens&eacute; nettoyer l&rsquo;appareil digestif est aujourd&rsquo;hui une persistance de ces entremets chers &agrave; nos banqueteurs d&rsquo;autrefois.&nbsp; </span></p><p style="text-align: justify"><span style="color: #990033; font-size: small"><strong><u>XX &egrave;me sci&egrave;cle Naissance de la middle classe&nbsp;et de la Haute bourgeoisie</u></strong></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Quelques chefs parisiens (Pelaprat, Curnonsky, Brillat-Savarin) d&eacute;mocratis&egrave;rent cette cuisine issu de l&rsquo;aristocratie et la baptis&egrave;rent &laquo;&nbsp;cuisine bourgeoise&nbsp;&raquo;, simplifiant le d&eacute;corum pour quelle puisse entrer dans les foyers de la classe moyenne &eacute;mergeante.<u> </u></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Cette cuisine est encore apprise par les apprentis d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Le recueil actuel de recettes pour le CAP de cuisinier, a &eacute;t&eacute; pens&eacute; en grande partie par un professeur de cuisine, Eug&egrave;ne BOURIAULT en 1961 qui a imagin&eacute; un ensemble de plats regroupant l&rsquo;essentiel des techniques culinaires, il avait &eacute;t&eacute; longtemps le chef de brigade au Wastorf Astoria &agrave; Londres et &eacute;tait &agrave; l&#39;&eacute;poque le chef le plus titr&eacute; de l&#39;&eacute;ducation nationale. J&rsquo;ai personnellement &eacute;t&eacute; son &eacute;l&egrave;ve en 1961 et 1962. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small"><strong><u>&quot;time is money&quot; o&ugrave; le Manger rentable </u></strong><strong></strong></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Dans les ann&eacute;es 70-80, Boccuse, chef de file d&rsquo;un ar&eacute;opage de cuisiniers presque tous form&eacute;s &agrave; la m&ecirc;me &eacute;cole, lan&ccedil;a gr&acirc;ce &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision et &agrave; la revue &laquo;&nbsp;gault et milliau&nbsp;&raquo;, la &laquo;nouvelle cuisine&raquo;. Destin&eacute;e &agrave; des PDG et cadres fortun&eacute;s, elle se donnait comme&nbsp;ambition de revenir &agrave; la vraie saveur des aliments et de r&eacute;duire les sauces. En fait, elle avait &nbsp;surtout comme raison d&rsquo;&ecirc;tre de diminu&eacute; la ration calorique servi &agrave; des hommes contraints d&rsquo;inviter des clients au restaurant pour affaires, tout en leur proposant un produit de grande classe plus on&eacute;reux. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Elle s&rsquo;inscrit dans une d&eacute;marche de management d&rsquo;un donneur d&rsquo;ordre qui tient &agrave; s&rsquo;ali&eacute;ner un &eacute;ventuel client. Ces pratiques se perdent un peu pour ces m&ecirc;me raisons,&nbsp; La di&eacute;t&eacute;tique moderne ayant r&eacute;ussi &agrave; convaincre ces hommes d&rsquo;affaires qu&rsquo;ils avaient plus &agrave; gagner, &agrave; inviter leurs clients au gymnase qu&rsquo;au restaurant. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Elle a aussi permit une meilleur ma&icirc;trise des co&ucirc;ts indus ex&nbsp;: service &agrave; l&rsquo;assiette au lieu du service &agrave; l&rsquo;anglaise, en plats, de r&egrave;gle avant. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Si on peut critiquer l&rsquo;&eacute;volution que lui ont donn&eacute; des chefs assez pr&eacute;tentieux et dont la qualit&eacute; n&rsquo;atteint pas le montant de l&rsquo;addition. On ne peut nier qu&rsquo;elle ait ouvert des perspectives nouvelles aux cuisiniers d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, &eacute;trangement&nbsp; elle a remis au go&ucirc;t du jour certaines pratiques du moyen &acirc;ge mettant ainsi en valeur, pour les connaisseurs, une &eacute;poque qui d&eacute;cida&nbsp;du devenir gastronomique de notre pays.. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Le m&eacute;lange et l&rsquo;appropriation des cultures &eacute;trang&egrave;res, de go&ucirc;ts exotiques,&nbsp; par les cuisiniers fran&ccedil;ais est une constante de notre pays. Le pass&eacute; colonial de notre pays a pes&eacute; lourd &eacute;galement dans notre culture culinaire. La sp&eacute;cificit&eacute; fran&ccedil;aise tient pour l&rsquo;essentiel aux p&eacute;rip&eacute;ties de&nbsp;notre histoire notamment coloniale.&nbsp;Elles expliquent les&nbsp;pratiques diff&eacute;rentes dans les pays d&#39; Europe qui&nbsp;au moyen &acirc;ge avaient tous &agrave; peu de choses pr&ecirc;t la m&ecirc;me cuisine.&nbsp;</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">A la lumi&egrave;re de ces faits on comprend mieux qu&rsquo;un pays neuf, sans r&eacute;f&eacute;rence historique comme les Etats Unis, fer de lance du&nbsp;rationalisme capitaliste pur et dur, consid&egrave;re comme temps perdu, le temps pass&eacute; &agrave; table, &laquo;&nbsp;time is money&nbsp;&raquo; d&#39;ou la cuisine de fast food.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">La nouvelle cuisine par ses outrances, son co&ucirc;t,&nbsp; ses rations, a&nbsp; permis, en r&eacute;action, la red&eacute;couverte de nos plats r&eacute;gionaux ancestraux. Tant il est vrai que le commun des mortels qui va au restaurant que de temps en temps, est comme moi, si apr&egrave;s un bon repas je desserre un cran a ma ceinture j&#39;en suis tr&egrave;s heureux. Il parait pourtant qu&#39;un bon repas doit se terminer&nbsp;avec une pointe d&#39;app&eacute;tit. Personnellement, je me sens plus proche de Rabelais que de Brillat-Savarin.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<u> </u></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Il serait dommage que l&rsquo;histoire s&rsquo;arr&ecirc;te l&agrave;, &agrave; cause de la dictature id&eacute;ologique &agrave; laquelle notre pays est soumis dans les moindres recoins de sa propre culture. T&eacute;moin et actrice, la cuisine &agrave; travers son histoire est un marqueur important de l&rsquo;&eacute;volution de notre civilisation. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Le go&ucirc;t est une facult&eacute; humaine en constante &eacute;volution, si nous laissons nos enfants se contenter de choses de mauvais go&ucirc;t, nos petits enfants les trouverons excellentes. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Notre m&eacute;tier conna&icirc;t une grave crise actuellement, il est en effet de plus en plus dur de former des gens capables de se sacrifier pour exercer ce m&eacute;tier, &agrave; cause des horaires importants, incompressibles pour qui veut exercer sont art, de la fatigue &eacute;norme que ne connaissent pas la plupart des autres m&eacute;tiers, des salaires m&eacute;diocres en regard des sacrifices consentis et qui sont dus &agrave; la concurrence fr&eacute;n&eacute;tique que nous subissons de la part de marchands de mal-bouffe.<u> </u></span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Ne laissons pas de gr&acirc;ce quelques financiers qui fr&eacute;quentent d&rsquo;excellents restaurants, nous imposer de la bouffe bon march&eacute; et m&eacute;diocre. </span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Le go&ucirc;t, c&rsquo;est comme la libert&eacute; cela s&rsquo;use quand on s&rsquo;en sert pas.</span></p><p style="text-align: justify"><strong><span style="font-size: small">Jm Digny</span></strong></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Nb:&nbsp;pour la r&eacute;daction du pr&eacute;sent billet&nbsp;(qui n&#39;ait qu&#39;un r&eacute;sum&eacute;&nbsp;) j&#39;ai utilis&eacute; divers documents personnels et aussi d&#39;autres dont je partage et d&eacute;fends l&#39;analyse.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Quand un jeune d&#39;aujourd&#39;hui aura 50 ans Il recherchera les go&ucirc;ts de son enfance et ce sera des&nbsp;Mac&rsquo;do. Mes r&eacute;f&eacute;rences &agrave; moi, sont celles de la cuisine de ma grand-m&egrave;re, cuisini&egrave;re dans un coll&egrave;ge de J&eacute;suites. C&#39;est vraisemblablement&nbsp;&agrave; cause d&#39;elle que j&#39;ai &eacute;t&eacute; cuisinier.&nbsp;&nbsp;</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small"></span></p>		]]></content:encoded>
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